Jennifer Mulertt : Make up Artist

Une maquilleuse qui blogue

jeudi

10

novembre 2016

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Les 10 fois où j’ai été une employée de merde

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Vous l’aurez compris, je suis d’humeur « liste » en ce moment, un peu moins envie de parler cosmétiques et principes actifs et plus de tout et de rien. Et comme mon expérience professionnelle ne fait que s’allonger au fur et à mesure des années, il y a prescription pour pas mal des anecdotes que je vais évoquer si dessous. J’ai effectuer divers boulots au cours de ma vie active avec en général des horaires qui me permettaient de maintenir mon activité de maquilleuse car les premières années, pour assurer le loyer il fallait bien que je garantisse une source de revenues quelque soit!

Je ne fais pas forcément dans l’ordre chronologique et oui, même en maquillage, je suis parfois pas l’employée de l’année (même si le mot employé n’est pas le plus indiqué).

 

 

Quand j’ai utilisé du matériel du travail à des fins personnelles

Dans ma grande carrière d’hôtesse d’accueil en entreprise (je n’étais pas assez grande pour faire de l’évènementiel), j’ai notamment était en charge de la photocopieuse qui s’apparentait plus à un Transformer nouvelle génération tellement il y avait de fonctionnalités! Mais n’ayant pas grand chose de très stimulant à faire au par ailleurs (la reliure de documents reste néanmoins un souvenir cher à mon cœur), j’ai maitrisé très vite toutes ses options et tout était prétexte à l’utiliser. Un itinéraire à emprunter, le cv d’une amie à imprimer, des documents administratifs à fournir, cette photocopieuse n’a jamais  manqué à l’appel et parfois en plusieurs exemplaires.

 

Quand j’ai servi un  verre d’eau en bar de nuit

J’ai eu une grande carrière nocturne et j’ai bien souvent travaillé en tant que barmaid dans des clubs parisiens. Et sans vouloir briser des illusions, le chiffre d’affaire restait le principal soucis des patrons, donc bien souvent, ils nous étaient formellement interdits à nous, staff du bar, de servir des verres d’eau. Je sais, c’est parfaitement illégal de le refuser mais sachez qu’on était surveillé! Les mauvais clients malpolis sont légions passé une certaine heure, l’alcool y étant certainement pour beaucoup donc je n’avais pas forcément un gros problème de conscience quand je le leur refusait et je les gratifiait de cette magnifique répartie si leur venait l’envie de râler: « appelle la police ». Mais une fois, alors qu’une cliente clairement déshydratée me le demandait gentiment, j’ai pris l’option eau gazeuse car elle servie au soda gun donc les autres clients ne voient pas que je lui sers un verre d’eau. Par contre, la caissière du club m’a vu  et c’est empressé de me faire comprendre que je balançais l’argent par les fenêtres car tous les verres (alcool ou non) coutaient 10 euros. J’étais clairement en train  de ruiner mes patrons.

 

Quand j’étais trop occupée à manger

Sur les tournages, télé ou cinéma, il y a toujours un catering de prévu, c’est un peu la perspective qui permet de relativiser le potentiel règlement de sa facture 6 mois après malgré moult relances au moins on économise un repas (voir 2 si c’est une longue journée). En tant que maquilleuse, on est rarement overbooké, une fois les personnes maquillés, on est la pour les retouches mais c’est pas vraiment hyper prenant. Du coup, on a toujours un cookie à la main ou pire encore, un technicien est obligé de venir nous chercher pour qu’on vienne faire notre travail car on est trop occupé à se constituer une assiette de folie pour le repas de midi. J’avoue, cela m’es arrivé et avec la conscience tranquille en plus.

 

Quand je suis devenue incollable sur Public et Closer

C’est pas vraiment un motif de fierté, on est bien d’accord mais certains boulots requièrent certaines distractions. Lors de ma heureusement courte expérience en tant que standardiste téléphonique ou j’avais la chance d’être équipé d’un casque pour prendre encore mieux les appels, il y avait des moments de calme et avec ma collègue nous n’avions à disposition que cet infâme et inutile intranet. Nous nous étions donc organisées de façon très rigoureuse et avions réparti entre nous l’achat de magasines essentiels à notre survie. On aurait pu bien sûr emmener un bouquin mais il fallait que cela ne soit pas trop prenant car le signal d’appel était visuel donc rien de trop stimulant intellectuellement. On a vraiment donné une super image de nous.

 

Quand j’ai refusé de suivre les directives vestimentaires

Il y a pas mal de boulots où on nous demande de suivre certaines règles concernant l’habillement, je suis la première à trouer ça hyper relou mais quand je n’ai pas le choix, je joue le jeu. Heureusement, certains patrons s’y prennent mal. J’avais déjà été embauchée et j’avais commencé à travailler dans un bar depuis quelques semaines quand soudainement ils ont eu envie de changer les règles en cours de route. C’était un bar ou seules les filles travaillaient et histoire de rendre le truc plus pro ou classe, ils ont l’idée très originale nous demander de nous habiller en noir. Je vois vraiment pas ce que ca change dans un bar de nuit et surtout je n’achète pas de vêtements noirs et clairement ils comptaient sur notre collection personnelle. J’ai inventé un truc sur l’extrême malaise que je ressentais à être intégralement avec des fringues noires, cela me provoquait des visions morbides et ils n’ont pas insisté.

 

Quand j’ai été un peu trop pointilleuse avec la monnaie

Entre autres jobs très formateurs, j’ai bien sûr tenu le vestiaire d’un bar de nuit. Déjà rien qu’avec ça, je pourrais écrire un roman. Dans ce genre de boulot, soit on ne sais plus comment on s’appelle tellement il y a du monde d’un seul coup, soit on meurt d’ennui pendant de très longues minutes. J’avais trouvé un excellent moyen d’occuper ces longues minutes, je triais la monnaie de ma caisse  (la vie est parfois fantastique) et si j’avais suffisamment de centimes, je constituais avec des pile de 1 euros que je réservais aux clients les plus relous pour leur rendre leur monnaie. Et j’ai suivi ce rituel scrupuleusement toutes les semaines.

 

Quand le boulot m’a offert le petit déjeuner sans le savoir

Hôtesse d’accueil en entreprise a été mon plan B quand j’étais fatiguée du travail de nuit. Il offrait d’autres avantages, par exemple dans une des entreprises dans laquelle j’avais été affecté, j’étais en charge de la gestion du stock de bouffe. L’entreprise organisait régulièrement des réunions ou formations dans leurs locaux et il fallait toujours veiller à ce que les participants puissent avoir de quoi tenir un siège. C’était une entreprise plutôt classe, il y avait des super marques pour les biscuits et autres chocolats. Comme je travaillais le matin, j’étais une des premières arrivées sur les lieux et je m’octroyais un petit déjeuner cachée derrière mon ordinateur. Ces petits riens, ça relève vraiment l’ordinaire.

 

Quand je fais croire que je suis overbookée

Toutes les maquilleuses devraient être d’accord avec moi, un des aspects les moins sympa de notre travail, c’est le nettoyage de pinceaux! Ca me déprime tellement rien qu’à l’idée d’y penser que je suis souvent réticente à en acheter de nouveaux car ils allongeraient le temps de lavage. Alors, bien sûr, je le fais très régulièrement et je ne maquille jamais avec des pinceaux sales. Maid parfois, j’ai la flemme de les nettoyer la veille d’un shooting donc je fais croire en arrivant que je sors d’un autre boulot et j’arrive avec mes pinceaux sales que je nettoie a fur et à mesure de mes besoins.

 

Quand je gaspille les fournitures

Une de mes premières expériences professionnelles s’est faite en grand magasin et celui-ci avait pour habitude à l’approche des fêtes de Noël de proposer un papier cadeaux dessiné par un grand créateur avec un magnifique ruban coordonné. Comme toujours le stock était insuffisant pour tenir jusqu’aux fêtes et ils nous étaient en gros demandé de faire des papiers cadeaux de merde avec le moins de papier et ruban possible pour qu’un maximum puisse en profiter. C’est une logique qui peut se tenir mais à laquelle je n’adhérais pas. J’ignorais donc superbement les consignes et j’ai fait d’incroyables emballages de cadeaux avec double tour de ruban et plis diverses. Il y a eu une grande disparité de qualité d’emballages cadeaux cette année-là.

 

Quand je fais semblant de donner le choix

J’ai aussi bien souvent été sollicitée pour des maquillages enfants au début de ma carrière. Très fatigant et très formateur en grande partie grâce aux parents qui sont parfois plus difficile à gérer. Mais comme ils ont souvent peur de devoir payer quelque chose, ils envoient leurs enfants seuls réclamer un maquillage même si celui-ci n’a que 3 ans. Dans ces cas-là, je peux prendre les choses en mains et je fais de « fausses » propositions aux enfants, mon préféré étant celui-ci: princesse ou fée? Car bien évidement à un cœur ou une étoile près, je fais exactement la même chose.