Archives de catégorie : A Make Up Artist’s Diary

Update sur mon parcours professionnel

jennifer mulertt

 

Dans la mesure ou je travaille dans le domaine sur lequel j’écris et que la dernière mise à jour à ce sujet date d’il y a bientôt 2 ans, je me suis dit que cela pouvait être intéressant que je vous tienne au courant de ce qui se passe dans ma vie professionnelle.

Je travaille en tant que maquilleuse depuis 12 ans aussi bien en free lance que employée par des marques de maquillage. La partie free lance a été assez riche en 2015 puisque j’ai travaillé sur un long métrage tourné essentiellement au bois de Vincennes à coté de Paris, j’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, vous retrouverez les articles dans la rubrique « A make up artist’s diary ».

 

En parallèle à cette activité, j’étais embauché en CDI pour le maquillage Etam depuis son lancement en octobre 2014. Pour celles qui auraient loupé l’info, Etam qui fait donc de la lingerie et du prêt-à-porter féminin depuis nombreuses années a en effet créer entièrement une ligne de maquillage et une ligne pour le bain, Les Bulleuses. Il y a une vingtaines de boutiques sur toute la France qui  distribuent le maquillage, celles ou on trouve de la lingerie car la marque a voulu associer l’univers du maquillage avec celui des dessous.

J’étais donc en fixe sur une boutique parisienne et j’étais en charge de faire connaître le maquillage, réaliser des prestations makeup et bien sûr vendre les produits. J’ai eu envie de me lancer dans ce projet car j’aimais l’idée d’une nouvelle marque de maquillage qui plus est, française, à un prix abordable et comme la ligne était toute nouvelle, l’éventualité d’une évolution sur un poste plus en amont tel que à la formation me semblait possible. Si la marque prenait un essor rapide bien sûr.

Malheureusement, l’absence de communication de la marque a laissé la ligne maquillage et bain un peu dans le creux de la vague et les chiffres n’ont pas vraiment décollé. Le bouche à oreille fonctionne bien sûr petit à petit mais on ne parle pas seulement de quelques vernis, la gamme est complète, on trouve des produits pour le teint, les yeux, les lèvres et les ongles à petit prix. De même pour le bain, ou on peut choisir différentes senteurs, avec des gels douches, des baumes pour les mains ou encore des gommages corporels. Vous l’imaginez bien, tout ceci à un coût.

Et je peux dire très honnêtement que la qualité est là, il y a un choix de dingue dans les rouges à lèvres autant au niveau textures que couleurs, pareil pour les fards à paupières et les bronzers sont au top. Même si je ne travaille plus aujourd’hui pour Etam, je vous encourage à aller découvrir ces produits si ce n’est pas déjà fait. J’en ai d’ailleurs parlé plusieurs fois sur le blog.

J’ai donc fini par quitter la marque après plus d’un an de bons et loyaux services car cela n’allait clairement pas dans la direction que je souhaitais et j’étais sollicitée aussi sur la lingerie alors que ma compétence n’avait pas changé, j’étais toujours maquilleuse.

 

Je suis donc partie fin 2015 car je n’avais pas les possibilités d’évolution que je souhaitais et mon poste évoluer dans une direction qui ne me convenais pas. J’en ai profité pour refaire du free lance et revenir au maquillage pur et dur qui m’avait bien manqué. Quelques tournages, des prestations de cours de maquillage auprès de particuliers, maquillage pour la télé avec l’émission Comment ça va bien et maquillage même d’hommes politiques, de la diversité à tout va, et cela fait du bien.

En parallèle, j’ai repris les entretiens avec agences d’intérim et marques car c’est une direction dans laquelle j’ai vraiment envie d’aller. Etre en direct pour une marque mais plutôt à la formation ou en charge des contenus pour les réseaux sociaux car c’est des choses que je fais déjà pour mon blog et que j’aime faire surtout.

 

Fin avril, j’ai commencé un nouveau poste en animation pour la marque Lipstick Queen dont j’ai parlé sur le blog aussi car c’est les tout débuts de la marque en France, elle est vendu depuis un mois à peine au Sephora Champs Elysées. Les horaires sont compatibles avec un maintien de mes activités en free lance et surtout j’aime bien le concept de la marque qui se spécialise donc dans les rouges à lèvres, et j’aime aussi le challenge du lancement.

J’en profite également pour retourner travailler dans un magasin que j’apprécie, les avis sont mitigés sur les Champs et je comprends qu’en tant que client, cela peut ne pas être l’idéal mais pour y bosser, il y a toujours du monde, tous les lancement de marques en France se font là-bas et surtout je peux maintenir mon niveau d’anglais grâce aux nombreux touristes.

Cela me permet aussi de retrouver un contact avec les clientes et voir leurs attentes et il ne se passe pas une journée sans qu’on me demande ou sont les marques Anastasia Beverly Hills, Kat Von D et même Huda Beauty qui pour celles qui ne voient pas de quoi je parle et une ligne de maquillage créé par une youtubeuse du même nom, extrêmement influente sur Instagram qui réside à Dubaï et qui propose des faux-cils et produits lèvres (au cas ou, aucune de ces marques n’est encore commercialisées en France).

Toujours intéressant de voir ou en sont les tendances et pour les lèvres, c’est flagrant, elles veulent toutes des rouges à lèvres liquides mats (on me demande aussi très souvent ou sont les produits Kylie Jenner) et des teintes marrons. Il y a encore 4 ans en arrière, c’était l’obsession sur les repulpeurs de lèvres, ça ne semble intéresser plus grand monde.

Je travaille donc pour Lipstick Queen mais ma parole reste libre et je prépare un prochain article sur la marque, sachez que ce n’est absolument pas une commande de mes employeurs et que je, justement, tant qu’à faire, je choisis de travailler pour des marques que j’apprécie. Par le passé, j’ai bossé pour Smashbox, Urban Decay ou encore Givenchy ou Lancôme, cela me permet d’être formée à fond sur les produits et surtout c’est des marques que j’aimais déjà. Mon activité de maquilleuse/animatrice pour des marques est très complémentaire de mon blog car cela me permet de tester les produits et d’avoir des informations de première main.

 

J’espère que cette mise à jour sur mon activité professionnelle vous aura intéressé, elle me semblait cohérente avec le reste du contenu de mon blog. Je vous tiendrai bien sûr informée quand d’autres évolutions ou évènements dans ma vies professionnelles auront lieu.

1er projet de 2016, le Nikon Film Festival

Je pense...donc j'appuie. Nikon film festival

 

Oui, je ne passe pas mes journées à essayer des produits cométiques pour le blog, il m’arrive aussi de travailler!! Comme la plupart d’entre vous le savent, je suis maquilleuse sur Paris et je travaille principalement en free lance lorsque je suis demandée en studio photo ou pour des tournages et en intérim pour les marques de maquillage.

Fin décembre, j’ai bossé sur le court-métrage qui nous intéresse aujourd’hui, « Je suis…donc j’appuie » de Oliver Dote Doevi pour le Nikon Film Festival.  Voici le lien vers le film, c’est très court, n’hésitez pas à jeter un œil et voter si le cœur vous en dit, c’est très rapide!!

Je suis…donc j’appuie

 

Car le Nikon Film Festival a lieu tous les ans et c’est un concours de court-métrage uniquement en moins de 140 secondes. Chaque année, il y  un thème, pour la 6ème édition, c’est le geste. Chaque titre de film doit commencer par « je suis… », au réalisateur de compléter. On peut voter en ligne jusu’au 15 février 2016 car comme vous l’aurez compris, la première partie du concours dépend de ces votes. Le festival sélectionne ensuite 50 films qui seront présentés au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand qui a lieu du 5 au 13 février 2016. 5 prix seront remis au total lors d’une cérémonie avant fin mars 2016 parmi lesquels le prix du public qui récompensera le film ayant reçu le plus de votes.

Voila en gros pour l’organisation du festival! Pour ce qui est du film en lui même, cela représente 4 jours de tournage dans Paris, et une post-prod extrêmement rapide puisque le film  été tourné juste avant Noël et mis en ligne hier, mercredi 7 janvier, sur le site du festival.

 

Le tournage en lui-même  nécessité pour ma part un peu plus de travail que d’habitude car il n’y avait pas que 2 ou 3 maquillages naturels à faire le matin puis des retouches en journée, comme c’est très souvent le cas, c’est un peu pour ça que je me contente de clips et court-métrages en général car le maquillage en lui-même est rarement très folichon. La particularité du film étant qu’il fallait reproduire quelques scènes de films cultes en plus de l’histoire servant de film conducteur.

En gros, le personnage principal regarde beaucoup la télé et au lieu d’intégrer les scènes de film originales (ce qui couterait un fric fou en droits d’auteur), on les a toutes recrées! Je vous montre en images et je détaille ensuite!

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

De gauche à droite et de haut en bas

Citizen Kane d’Orson Wells (1941), scène d’intro du film « Rosebud ».

Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner (1989), la mythique scène du restaurant.

Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), la scène ou Alex boit du « lait ».

American Beauty de Sam Mendes (1999), la scène du fantasme.

Ring de Hideo Nakata (1998), une des nombreuses scènes qui font peur!

La dame de Shanghai d’Orson Wells (1947), la scène des miroirs.

 

J’ai eu plein de choses différentes à faire, pour Orange mécanique, j’ai du combiner de franges de faux-cils(photo du haut, on voit que j’ai utilisé la marque Eyelure qui est top!) pour réussir à faire la totalité du ras d cils inférieur du comédien et les appliquer à l’envers! American Beauty a évidemment était très fun à faire, d’abord les cheveux que j’ai ondulé à l’aide d’un fer à lisser et le maquillage qui dans le film  l’air très nude en dehors des lèvres rouge mis qui bien sûr ne l’est pas du tout! Pour la dame de Shanghai, on ne le voit pas dans le plan qui a été choisi mais j’vais réalisé un maquillage année 40 sur la comédienne (on le voit un peu dans l première photo en haut de l’article). Et pour la scène de Citizen Kane, même si c’est un plan serré sur les lèvres du comédien, j’ai vieilli  sa moustache à l’aide d’un fard gras blanc.

Il y avait aussi la partie ou le film raconte une histoire, comme je l’ai dit le héro, William,  regarde beaucoup la télé et on le voit évoluer ainsi que son frère Gustave et sa copine Lucie au fur et à mesure des années à travers son rapport à la télé et donc la télécommande qui inspire le titre du film « j’appuie »

Pour eux, les maquillages ont été naturels bien sûr mais avec un peu de vieillissement de temps en temps et aussi un peu cernes ajoutés ici et là ce qui est assez marrant à faire puisque que c’est l’opposé exacte de ce qu’on me demande de faire habituellement.

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

Les images sont un peu floues, ce sont des captures d’écran, mais vous pouvez voir ainsi que c’était un tournage assez cool pour les comédiens, ils étaient affalés sur un canapé la plupart du temps! Et pet détail que j’ai oublié de précisé, le réalisateur est aussi le personnage principal du film. Mais tout ça, vous le saurez si vous allez voir le court-métrage sur le lien que j’ai mis plus haut et vous aurez aussi la distribution complète et tous les gens derrière la caméra. Je vous tiens bien sûr au courant de la suite des évènements pour ce film!

Les images du shooting avec Louie à Tokyo!!!

Louie, du blog comme une  japonaise par aude boyer; makeup: jennifer mulertt

 

 

Elles sont enfin là!!! Les photos des shootings réalisés cet été à Tokyo avec mon amie photographe Aude Boyer (un aperçu de son travail ici: portfolio)! Nous avions fait 3, voici déjà par ordre chronologique, la séance avec Louie du blog Comme Une Japonaise. Le shooting a eu lieu mi-aout à Garden Place à Ebisu, un quartier connu pour ses nombreux restaurants et clubs ouverts le soir qui en font une zone de prédilection pour les sorties. Garden Place est un complexe construit en 1994 qui comprend de grands magasins, des restaurants et bine sûr des bureaux sans oublié le Westin Tokyo, un hôtel de luxe dont nous reparlerons plus tard dans l’article.

L’architecture du lieu est assez occidentalisé et il est fait de grands espaces ce qui le prête très bien au jeu des séances photos. Surtout l’été ou il fait une chaleur à crevé à Tokyo on plafonne quotidiennement à 35° avec un taux d’humidité très élevé autant vous dire que toutes les zones fermées sont climatisées et donc prises d’assaut. Avant de profiter de ses grands espaces vides, on s’est donné rendez-vous dans le Starbucks de Garden Place, histoire de s’hydrater, faire connaissance avec Louie et que je puisse maquiller dans des conditions potables!

 

Louie avec qui nous avons eu le contact très facile puisqu’elle parle très bien français ce qui n’est pas du tout courant, trouver un japonais qui baragouine 2 ou 3 phrases en anglais est plutôt l’exploit habituel. Louie parle aussi très bien anglais, des talents linguistiques qu’elle exploite dans son blog Comme une japonaise puisqu’elle écrit tous ses articles en japonais, anglais et Français. N’hésitez pas à cliquez sur le lien et à y faire un tour!! Elle traite principalement de mode et se met en scène dans ses photos mais également photographie d’autres personnes à l’occasion.

Elle fait également un peu de mannequinat ce qui est un vrai plus car c n’est pas tout de trouver une modèle qui correspond à nos critères et à priori photogénique, cela fait une vraie différence quand on a l’habitude de poser. Pour cette séance, on avait prévu 3 tenues et 2 maquillages. Je crois bien que le tout a tenu en 3 heures, ce qui est plutôt rapide mais cela dépend beaucoup de la façon de travailler du photographe et en l’occurrence , Aude est plutôt rapide. Rappelons aussi que nous avons shooté une bonne partie en extérieur avec une chaleur à crever!

 

C’est le bon moment pour signaler que le stylisme avait été choisi la veille à Forever 21, la 1ère boutique ou on a été sûr qu’il y avait possibilité de se faire rembourse les fringues après! Car pour celles qui ne sont pas familière avec ce procédés, c’est ce qu’on fait pour la plupart des séances photos organisés hors partenariat avec une marque ou un styliste. Et au Japon, cela  a l’air encore plus compliqué, beaucoup de magasins ne pratiquent que l’échange et le remboursement n’est que sous 15 jours pour les rares qui le proposent. Autant vous dire que les 2 robes qu’on avait shoppé à Forever 21 ont été traitées avec les plus grandes précautions et délicatesse.

Pour le maquillage, je suis restée light, les yeux légèrement soulignés, les sourcils intensifiés et on met en valeur les pommettes et la bouche avec un peu de lumière et brillance. Pour le 1er look, j’ai utilisé le rouge à lèvres Crème in your Coffee de Mac, un nude bois de rose toujours très seyant (on le voit bien sur la sur la 1ère photo ci dessus). Pour le 2ème maquillage, tout a été légèrement intensifié et j’i changé le rouge à lèvres, j’ai opté pour un mat, le rouge à lèvre liquide Melrose Place de Etam, un rouge rosé très pin up.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci dessous, la première robe est très girly avec des motifs fleuris ce qui lui donne un petit coté rétro qui cadrait très bien avec l’ambiance de Garden Place, la 2ème tenue est en fait un combishort kaki très féminin qui apporte un coté casual qui apporte beaucoup à la photo je trouve. Car pour ce dernier look, on a tenté notre chance à l’hôtel Westin qui est donc très luxueux et qui promettait de beaux décors d’intérieurs mais il était totalement investit ce jour-là par un salon du mariage et nous avons terminer dans les toilettes de l’hôtel en présumant très justement qu’elles devaient aussi valoir le coup d’œil!

Je suis très contente du résultat final des photos et j’espère qu’elles vous plairont aussi!

 

Louie du blog comme une japonaise, photographiée par aude boyer, makeup: jennifer mulertt

Louie du blog comme une japonaise, photographiée par aude boyer, makeup: jennifer mulertt