Archives de catégorie : A Make Up Artist’s Diary

Le shooting de lingerie érotique

le shooting de lingerie érotique

 

J’utilise un peu mon blog comme une capsule témoin de mon parcours professionnel, histoire de me rappeler toutes les anecdotes de travail qui me sont arrivées. Celle que je vais vous raconter aujourd’hui ne date pas d’hier, c’était il y a bien 7 ans maintenant mais c’est pas plus mal car même si je ne vais citer aucun nom, je ne suis pas en contact aujourd’hui avec la plupart des protagonistes! (J’utilise les photos extraites de ce shooting, mais je préserve l’anonymat des filles!)

Je suis sollictée pour  un shooting de lingerie érotique, résumé simplement, on peut appeler ça de la lingerie à trous! Rendez-vous est pris un samedi d’automne et toute l’équipe part de Paris pour rejoindre le client et le lieu du shooting qui se trouve en banlieue assez éloignée, avec ce nom magique le château des contes de fées.

Nous somme un photographe, une maquilleuse/coiffeuse (moi donc!) et 2 mannequins, une blonde et une brune, une diversité de folie dans le casting assuré apr notre client. Cela commence déjà avec une des 2 mannequins qui fait un peu sa petite princesse et s’installe sur le siège avant, sa fourure étalée en guise de couverture et surtout elle recule et baisse son siège au max histoire d’être bien installée pour dormir tout le trajet.

Pouquoi pas. On discute à 3 avec le photographe et l’autre mannequin. On arrive au château, les proprios nous réceptionnent puis nous laissent la journée avec le client accompagnée de sa femme. Le client étant le propriétaire du site internet sur lequel allaient être distribués les dessous shootés ce jour là.

On commence par la coiffure et le maquillage et celle qui était déjà relou dans bagnole commence à me saouler avec son avis sur le maquillage, genre comme quoi ce que je lui fais c’est pas exactement ce qui la met en valeur et elle est bien placée pour le savoir parce qu’elle est aussi maquilleuse (je me suis fait bien sûr un plaisir de vérifier et elle avait à l’époque effectivement un book de maquilleuse en ligne mais seulement des makeup qu’elle avait réalisée sur elle donc elle était maquilleuse comme moi j’étais cuistot!). Voyant qu’elle avait l’air bien relou et qu’elle n’en démordrait pas, je m’exécute et fais ce qu’elle demande.

L’autre ne fait pas d’histoire et se contente très bien des directives du client (car, je ne faisais de toute façon pas ce que je voulais!) et on commence le shooting. Au début c’est plutôt gentil, la lingerie est certes sexy mais rien de vulgaire dans les prises de vue. Il y a quelques accessoires mais c’est du type règle d’écolière et lunettes de maitresse. Les filles jouent le jeu sans problème.

Et puis vient le moment, ou on demande à la relou de poser avec un vrai sextoy dans la main. Elle commence à faire la mou et rechigner, le client ne comprend pas ou est le problème, en mode « je la paye là? non? » et cela traine un peu. Elle essaie de poser à coté mais sans le tenir à la main mais le client est très clair, elle commence à me jeter des regards désespérés comme si je pouvais intervenir (et comme si j’en avais envie après le caca boudin qu’elle m’avait fait avant) et elle finit par faire ce qu’on lui demande.

J’avoue m’être un peu délectée de ce moment car j’étais présente bien sûr en grande professionnelle pour prévenir toutes retouches makeup ou cheveux. Je pensais que je venais de vivre le meilleur moment de la journée mais non! La femme du client qui s’était fait discrète comme une souris jusque là, n’y tenant plus, propose de poser avec les filles. On a pas le temps de répondre qu’elle est déjà partie se foutre à poil et les 2 mannequins (qui sont donc des professionnelles) arborent les sourires crispés de circonstance en attendant son retour.

Avec le photographe, on est mort de rire (à l’intérieur) mais le client décide et il a l’air tout à fait partant avec l’idée de faire poser sa femme dans le cadre de ce shooting pro pour son site, elle vient donc prendre la pose au milieu des 2 filles qui sont clairement en train de se demander si c’est une caméra cachée.

Pleine de bonne volonté, j’ai évidemment au préalable assuré une retouche makeup, histoire qu’elle cadre un peu mais c’est vrai, d’un seul coup, le shooting n’a plus l’air pro du tout et on a l’impression de participer aux photos personnelles du couple. Entendons-nous bien, la femme du client est très jolie mais avec 10 ans facile de plus que les filles et avec 20 cm de moins, elle fait un peu tâche et surtout, elle pose avec sa lingerie personnelle.

On y passe la journée mais la séance photo prend fin et on se prépare à repartir. On échange les contacts notamment nos pseudo sur Facebook et salut, à la prochaine.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là! le Facebook du client à but professionnel s’est très vite transformé en compte privé pour sa femme. Elle s’en servait pour trouver des filles, on a un peu mieux compris son exhibitionnisme soudain pendant le shooting,  d’ailleurs j’ai été très surprise de voir que son compte ne se faisait pas supprimé mais bon après avoir ri un bon coup à ce sujet avec le photographe, on l’a enlevé de nos contacts et on a repris le cours de nos vies.

 

le shooting de lingerie érotique

Update sur mon parcours professionnel

jennifer mulertt

 

Dans la mesure ou je travaille dans le domaine sur lequel j’écris et que la dernière mise à jour à ce sujet date d’il y a bientôt 2 ans, je me suis dit que cela pouvait être intéressant que je vous tienne au courant de ce qui se passe dans ma vie professionnelle.

Je travaille en tant que maquilleuse depuis 12 ans aussi bien en free lance que employée par des marques de maquillage. La partie free lance a été assez riche en 2015 puisque j’ai travaillé sur un long métrage tourné essentiellement au bois de Vincennes à coté de Paris, j’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, vous retrouverez les articles dans la rubrique « A make up artist’s diary ».

 

En parallèle à cette activité, j’étais embauché en CDI pour le maquillage Etam depuis son lancement en octobre 2014. Pour celles qui auraient loupé l’info, Etam qui fait donc de la lingerie et du prêt-à-porter féminin depuis nombreuses années a en effet créer entièrement une ligne de maquillage et une ligne pour le bain, Les Bulleuses. Il y a une vingtaines de boutiques sur toute la France qui  distribuent le maquillage, celles ou on trouve de la lingerie car la marque a voulu associer l’univers du maquillage avec celui des dessous.

J’étais donc en fixe sur une boutique parisienne et j’étais en charge de faire connaître le maquillage, réaliser des prestations makeup et bien sûr vendre les produits. J’ai eu envie de me lancer dans ce projet car j’aimais l’idée d’une nouvelle marque de maquillage qui plus est, française, à un prix abordable et comme la ligne était toute nouvelle, l’éventualité d’une évolution sur un poste plus en amont tel que à la formation me semblait possible. Si la marque prenait un essor rapide bien sûr.

Malheureusement, l’absence de communication de la marque a laissé la ligne maquillage et bain un peu dans le creux de la vague et les chiffres n’ont pas vraiment décollé. Le bouche à oreille fonctionne bien sûr petit à petit mais on ne parle pas seulement de quelques vernis, la gamme est complète, on trouve des produits pour le teint, les yeux, les lèvres et les ongles à petit prix. De même pour le bain, ou on peut choisir différentes senteurs, avec des gels douches, des baumes pour les mains ou encore des gommages corporels. Vous l’imaginez bien, tout ceci à un coût.

Et je peux dire très honnêtement que la qualité est là, il y a un choix de dingue dans les rouges à lèvres autant au niveau textures que couleurs, pareil pour les fards à paupières et les bronzers sont au top. Même si je ne travaille plus aujourd’hui pour Etam, je vous encourage à aller découvrir ces produits si ce n’est pas déjà fait. J’en ai d’ailleurs parlé plusieurs fois sur le blog.

J’ai donc fini par quitter la marque après plus d’un an de bons et loyaux services car cela n’allait clairement pas dans la direction que je souhaitais et j’étais sollicitée aussi sur la lingerie alors que ma compétence n’avait pas changé, j’étais toujours maquilleuse.

 

Je suis donc partie fin 2015 car je n’avais pas les possibilités d’évolution que je souhaitais et mon poste évoluer dans une direction qui ne me convenais pas. J’en ai profité pour refaire du free lance et revenir au maquillage pur et dur qui m’avait bien manqué. Quelques tournages, des prestations de cours de maquillage auprès de particuliers, maquillage pour la télé avec l’émission Comment ça va bien et maquillage même d’hommes politiques, de la diversité à tout va, et cela fait du bien.

En parallèle, j’ai repris les entretiens avec agences d’intérim et marques car c’est une direction dans laquelle j’ai vraiment envie d’aller. Etre en direct pour une marque mais plutôt à la formation ou en charge des contenus pour les réseaux sociaux car c’est des choses que je fais déjà pour mon blog et que j’aime faire surtout.

 

Fin avril, j’ai commencé un nouveau poste en animation pour la marque Lipstick Queen dont j’ai parlé sur le blog aussi car c’est les tout débuts de la marque en France, elle est vendu depuis un mois à peine au Sephora Champs Elysées. Les horaires sont compatibles avec un maintien de mes activités en free lance et surtout j’aime bien le concept de la marque qui se spécialise donc dans les rouges à lèvres, et j’aime aussi le challenge du lancement.

J’en profite également pour retourner travailler dans un magasin que j’apprécie, les avis sont mitigés sur les Champs et je comprends qu’en tant que client, cela peut ne pas être l’idéal mais pour y bosser, il y a toujours du monde, tous les lancement de marques en France se font là-bas et surtout je peux maintenir mon niveau d’anglais grâce aux nombreux touristes.

Cela me permet aussi de retrouver un contact avec les clientes et voir leurs attentes et il ne se passe pas une journée sans qu’on me demande ou sont les marques Anastasia Beverly Hills, Kat Von D et même Huda Beauty qui pour celles qui ne voient pas de quoi je parle et une ligne de maquillage créé par une youtubeuse du même nom, extrêmement influente sur Instagram qui réside à Dubaï et qui propose des faux-cils et produits lèvres (au cas ou, aucune de ces marques n’est encore commercialisées en France).

Toujours intéressant de voir ou en sont les tendances et pour les lèvres, c’est flagrant, elles veulent toutes des rouges à lèvres liquides mats (on me demande aussi très souvent ou sont les produits Kylie Jenner) et des teintes marrons. Il y a encore 4 ans en arrière, c’était l’obsession sur les repulpeurs de lèvres, ça ne semble intéresser plus grand monde.

Je travaille donc pour Lipstick Queen mais ma parole reste libre et je prépare un prochain article sur la marque, sachez que ce n’est absolument pas une commande de mes employeurs et que je, justement, tant qu’à faire, je choisis de travailler pour des marques que j’apprécie. Par le passé, j’ai bossé pour Smashbox, Urban Decay ou encore Givenchy ou Lancôme, cela me permet d’être formée à fond sur les produits et surtout c’est des marques que j’aimais déjà. Mon activité de maquilleuse/animatrice pour des marques est très complémentaire de mon blog car cela me permet de tester les produits et d’avoir des informations de première main.

 

J’espère que cette mise à jour sur mon activité professionnelle vous aura intéressé, elle me semblait cohérente avec le reste du contenu de mon blog. Je vous tiendrai bien sûr informée quand d’autres évolutions ou évènements dans ma vies professionnelles auront lieu.

1er projet de 2016, le Nikon Film Festival

Je pense...donc j'appuie. Nikon film festival

 

Oui, je ne passe pas mes journées à essayer des produits cométiques pour le blog, il m’arrive aussi de travailler!! Comme la plupart d’entre vous le savent, je suis maquilleuse sur Paris et je travaille principalement en free lance lorsque je suis demandée en studio photo ou pour des tournages et en intérim pour les marques de maquillage.

Fin décembre, j’ai bossé sur le court-métrage qui nous intéresse aujourd’hui, « Je suis…donc j’appuie » de Oliver Dote Doevi pour le Nikon Film Festival.  Voici le lien vers le film, c’est très court, n’hésitez pas à jeter un œil et voter si le cœur vous en dit, c’est très rapide!!

Je suis…donc j’appuie

 

Car le Nikon Film Festival a lieu tous les ans et c’est un concours de court-métrage uniquement en moins de 140 secondes. Chaque année, il y  un thème, pour la 6ème édition, c’est le geste. Chaque titre de film doit commencer par « je suis… », au réalisateur de compléter. On peut voter en ligne jusu’au 15 février 2016 car comme vous l’aurez compris, la première partie du concours dépend de ces votes. Le festival sélectionne ensuite 50 films qui seront présentés au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand qui a lieu du 5 au 13 février 2016. 5 prix seront remis au total lors d’une cérémonie avant fin mars 2016 parmi lesquels le prix du public qui récompensera le film ayant reçu le plus de votes.

Voila en gros pour l’organisation du festival! Pour ce qui est du film en lui même, cela représente 4 jours de tournage dans Paris, et une post-prod extrêmement rapide puisque le film  été tourné juste avant Noël et mis en ligne hier, mercredi 7 janvier, sur le site du festival.

 

Le tournage en lui-même  nécessité pour ma part un peu plus de travail que d’habitude car il n’y avait pas que 2 ou 3 maquillages naturels à faire le matin puis des retouches en journée, comme c’est très souvent le cas, c’est un peu pour ça que je me contente de clips et court-métrages en général car le maquillage en lui-même est rarement très folichon. La particularité du film étant qu’il fallait reproduire quelques scènes de films cultes en plus de l’histoire servant de film conducteur.

En gros, le personnage principal regarde beaucoup la télé et au lieu d’intégrer les scènes de film originales (ce qui couterait un fric fou en droits d’auteur), on les a toutes recrées! Je vous montre en images et je détaille ensuite!

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

De gauche à droite et de haut en bas

Citizen Kane d’Orson Wells (1941), scène d’intro du film « Rosebud ».

Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner (1989), la mythique scène du restaurant.

Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), la scène ou Alex boit du « lait ».

American Beauty de Sam Mendes (1999), la scène du fantasme.

Ring de Hideo Nakata (1998), une des nombreuses scènes qui font peur!

La dame de Shanghai d’Orson Wells (1947), la scène des miroirs.

 

J’ai eu plein de choses différentes à faire, pour Orange mécanique, j’ai du combiner de franges de faux-cils(photo du haut, on voit que j’ai utilisé la marque Eyelure qui est top!) pour réussir à faire la totalité du ras d cils inférieur du comédien et les appliquer à l’envers! American Beauty a évidemment était très fun à faire, d’abord les cheveux que j’ai ondulé à l’aide d’un fer à lisser et le maquillage qui dans le film  l’air très nude en dehors des lèvres rouge mis qui bien sûr ne l’est pas du tout! Pour la dame de Shanghai, on ne le voit pas dans le plan qui a été choisi mais j’vais réalisé un maquillage année 40 sur la comédienne (on le voit un peu dans l première photo en haut de l’article). Et pour la scène de Citizen Kane, même si c’est un plan serré sur les lèvres du comédien, j’ai vieilli  sa moustache à l’aide d’un fard gras blanc.

Il y avait aussi la partie ou le film raconte une histoire, comme je l’ai dit le héro, William,  regarde beaucoup la télé et on le voit évoluer ainsi que son frère Gustave et sa copine Lucie au fur et à mesure des années à travers son rapport à la télé et donc la télécommande qui inspire le titre du film « j’appuie »

Pour eux, les maquillages ont été naturels bien sûr mais avec un peu de vieillissement de temps en temps et aussi un peu cernes ajoutés ici et là ce qui est assez marrant à faire puisque que c’est l’opposé exacte de ce qu’on me demande de faire habituellement.

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

Les images sont un peu floues, ce sont des captures d’écran, mais vous pouvez voir ainsi que c’était un tournage assez cool pour les comédiens, ils étaient affalés sur un canapé la plupart du temps! Et pet détail que j’ai oublié de précisé, le réalisateur est aussi le personnage principal du film. Mais tout ça, vous le saurez si vous allez voir le court-métrage sur le lien que j’ai mis plus haut et vous aurez aussi la distribution complète et tous les gens derrière la caméra. Je vous tiens bien sûr au courant de la suite des évènements pour ce film!