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Je suis maquilleuse, la suite!

jennifer mulertt par caroline guérin

 

Pour celles qui n’auraient pas tout suivi, la 1ère partie est juste là!!!!

Reprenons, nous sommes donc en 2010 et j’ai besoin de changer un peu d’horizon, j’ai l’impression de tourner en rond et après une visite chez Sephora, je m’aperçois qu’il y a plein de nouvelles marques de maquillage et que je ne les connais pas.

Comme beaucoup de mes collègues, je faisais mes réapprovisionnements maquillage en boutiques pros uniquement, notamment parce que j’y ai des réductions et surtout parce que j’y trouve tout ce dont j’ai besoin dans des formats pratiques et que je sais à quoi m’attendre quant à la qualité des produits. J’ai appris avec la marque Atelier, un peu Kryolan et Paris Berlin, puis comme tout le monde j’ai élargi à Mac et d’autres marques comme Ben Nye et Numeric Proof.

Je m’auto flagelle pour mon manque de curiosité et je commence à tester quelques marques. Je suis particulièrement séduite par Cargo (malheureusement plus distribuée en Europe maintenant) et Too Faced qui allie à merveille image girly et qualité des produits. Je suis aussi agréablement surprise par la marque Stilla (également disparue de nos rayons français mais qui existe toujours!)

J’ai ainsi 2 envies simultanées: ouvrir un blog et être maquilleuse pour une marque de maquillage.

La 1ère envie est aussi dictée par mon désir de reprendre l’écriture, car oui, j’ai fait L et oui, j’écrivais aussi dans le journal de mon lycée! La 2d, c’est aussi une option qui m’a toujours intéressée, intégrer une marque, à défaut d’en créer une et être impliquée au maximum dans son développement.

Je postule donc un peu sans conviction pour un poste de maquilleuse pour une nouvelle marque de maquillage et j’ai la joie de d’apprendre que non seulement je suis retenue mais surtout la marque en question est Fred Farrugia, maquilleur star dont je suis le travail depuis son travail en tant que directeur artistique du maquillage Lancôme. Je découvre l’aspect commercial de mon poste car je me retrouve en magasin, ici, Sephora pour vendre, par le biais du maquillage certes, un maximum de produits. J’en profite aussi pour approfondir mes connaissances sur la concurrence et teste à longueur de journée les mascaras, rouges à lèvres, fards à paupières…

J’ouvre en parallèle mon blog sur overblog car je suis une quiche en informatique et commence à écrire des articles puis après quelques semaines, j’assume enfin et je les partage sur les réseaux sociaux, aussi peu personnel soit le sujet, on se sent un peu à poil quand on laisse sa prose à disposition du tout venant.

Cette nouvelle activité (l’animation), me permet d’arrêter le travail de nuit et de redécouvrir les joies de la sortie du samedi soir ou au contraire, les joies du glandage devant la télé. Je maintiens en parallèle mon activité free lance et je créé même mon statut d’auto entrepreneur, ce qui tombe plutôt bien puisque après plus de 6 mois pour Fred Farrugia, j’arrête car la marque qui a déjà du mal à exister est de moins en moins bien gérer.

Je continue néanmoins l’animation en maquillage mais en intérim et je travaille ainsi pour différentes marques: Lancôme, Smashbox, Fusion Beauty, Urban Decay, Dior ou encore Givenchy. Cela a aussi pour conséquence directe d’équilibrer mon activité en magasin avec celle en free lance qui par définition est beaucoup plus libre et variée et surtout j’y expérimente les produits découverts en animation. Ces découvertes ne sont pas forcément dans les marques pour lesquelles je travaille, la marque que j’ai le plus testé pour le blog reste l’invaincue Too Faced alors que je n’ai jamais animé pour elle!

Depuis septembre, j’ai entamé un nouveau chapitre puisque je travaille pour la marque Etam qui a lancé sa marque de maquillage. L’expérience est inédite car elles ne sont pas légion les nouvelles marques de maquillage françaises! Alors bien sûr, j’en ai déjà parlé sur ce blog mais en mon nom propre, Etam ne me sponsorise pas et si j’en dis du bien, c’est parce que j’apprécie réellement le produit car non, je ne serais pas capable de travailler pour une marque de maquillage que je trouve de mauvaise qualité. J’ai donc acheté avec mes deniers les produits que j’ai essayé et que j’ai fait gagner dans mon concours de l’automne dernier.

J’ai attendu avant de vous en parler, déjà que la période d’essai se termine et aussi celle-ci une fois terminée, je voulais être sûre d’avoir envie d’y rester (ou pas). J’y suis, j’y reste, avec bien sûr l’ambition d’y évoluer et explorer d’autres facettes de mon métier de maquilleuse.

J’espère avoir éclairé celles qui se demandaient qui je suis et plus largement offert un parcours de maquilleuse pour celles qui s’intéressent à ce beau métier.