Archives par mot-clé : maquilleuse

Tu sais que tu vis à Londres quand

Oui, ma grande résolution de 2017 s’est concrétisée, je suis partie m’installer à Londres le dimanche 3 septembre. Après 12 années passées à travailler à Paris, j’ai envie de voir comment cela peut se passer ailleurs et Londres m’a paru être le choix le plus évident. Je ne change pas d’orientation professionnelle et je compte bien travailler en tant que maquilleuse dans d’autres univers que ceux que j’ai déjà expérimenté à Paris. Cela va me faire parler d’autres produits et d’autres marques qu’on ne trouvent pas forcément en France et le grand changement aussi, c’est que je ne ferais plus mes achats beauté chez Sephora!!!

IMG_0140

Et je vais retrouver ma copine Amy à Camden!

 

Ce départ dans une contrée pourtant pas très lointaine suppose déjà quelques réajustements et je sais que je suis à Londres quand

Mes amis déjà sur place me conseillent de faire le deuil du goût des fruits et légumes

Mes amis me proposent de revoir mon échelle de valeur sur le vin et me lancer dans la consommation du vin australien

Je trouve les produits chez Sephora hors de prix depuis que j’ai vu les prix à Superdrugs.

Je questionne l’utilité de mes 2 fers à friser et mon lisseur que j’emmène avec moi qui ne seront utilisables qu’avec un adaptateur

J’envisage de vendre un rein pour me payer les transports en commun (120 livres pour la zone 1 et 2)

Je repense avec tristesse l’immensité de mon lavabo car ils sont minables dans tous les appartements que j’ai visité à Londres.

J’essaie de me trouver une passion pour les escaliers étroits en moquette

Je compte me lancer dans un visionnage intensif de télé-réalité anglaise  pour parfaire mon accent et mon vocabulaire.

Je me dis que le peu de soleil combiné à beaucoup de pluie va maintenir ma peau à un niveau d’hydratation inégalé en France.

 

Et certainement encore beaucoup de choses auxquelles je n’ai pas pensé!!!

Update sur mon parcours professionnel

jennifer mulertt

 

Dans la mesure ou je travaille dans le domaine sur lequel j’écris et que la dernière mise à jour à ce sujet date d’il y a bientôt 2 ans, je me suis dit que cela pouvait être intéressant que je vous tienne au courant de ce qui se passe dans ma vie professionnelle.

Je travaille en tant que maquilleuse depuis 12 ans aussi bien en free lance que employée par des marques de maquillage. La partie free lance a été assez riche en 2015 puisque j’ai travaillé sur un long métrage tourné essentiellement au bois de Vincennes à coté de Paris, j’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, vous retrouverez les articles dans la rubrique « A make up artist’s diary ».

 

En parallèle à cette activité, j’étais embauché en CDI pour le maquillage Etam depuis son lancement en octobre 2014. Pour celles qui auraient loupé l’info, Etam qui fait donc de la lingerie et du prêt-à-porter féminin depuis nombreuses années a en effet créer entièrement une ligne de maquillage et une ligne pour le bain, Les Bulleuses. Il y a une vingtaines de boutiques sur toute la France qui  distribuent le maquillage, celles ou on trouve de la lingerie car la marque a voulu associer l’univers du maquillage avec celui des dessous.

J’étais donc en fixe sur une boutique parisienne et j’étais en charge de faire connaître le maquillage, réaliser des prestations makeup et bien sûr vendre les produits. J’ai eu envie de me lancer dans ce projet car j’aimais l’idée d’une nouvelle marque de maquillage qui plus est, française, à un prix abordable et comme la ligne était toute nouvelle, l’éventualité d’une évolution sur un poste plus en amont tel que à la formation me semblait possible. Si la marque prenait un essor rapide bien sûr.

Malheureusement, l’absence de communication de la marque a laissé la ligne maquillage et bain un peu dans le creux de la vague et les chiffres n’ont pas vraiment décollé. Le bouche à oreille fonctionne bien sûr petit à petit mais on ne parle pas seulement de quelques vernis, la gamme est complète, on trouve des produits pour le teint, les yeux, les lèvres et les ongles à petit prix. De même pour le bain, ou on peut choisir différentes senteurs, avec des gels douches, des baumes pour les mains ou encore des gommages corporels. Vous l’imaginez bien, tout ceci à un coût.

Et je peux dire très honnêtement que la qualité est là, il y a un choix de dingue dans les rouges à lèvres autant au niveau textures que couleurs, pareil pour les fards à paupières et les bronzers sont au top. Même si je ne travaille plus aujourd’hui pour Etam, je vous encourage à aller découvrir ces produits si ce n’est pas déjà fait. J’en ai d’ailleurs parlé plusieurs fois sur le blog.

J’ai donc fini par quitter la marque après plus d’un an de bons et loyaux services car cela n’allait clairement pas dans la direction que je souhaitais et j’étais sollicitée aussi sur la lingerie alors que ma compétence n’avait pas changé, j’étais toujours maquilleuse.

 

Je suis donc partie fin 2015 car je n’avais pas les possibilités d’évolution que je souhaitais et mon poste évoluer dans une direction qui ne me convenais pas. J’en ai profité pour refaire du free lance et revenir au maquillage pur et dur qui m’avait bien manqué. Quelques tournages, des prestations de cours de maquillage auprès de particuliers, maquillage pour la télé avec l’émission Comment ça va bien et maquillage même d’hommes politiques, de la diversité à tout va, et cela fait du bien.

En parallèle, j’ai repris les entretiens avec agences d’intérim et marques car c’est une direction dans laquelle j’ai vraiment envie d’aller. Etre en direct pour une marque mais plutôt à la formation ou en charge des contenus pour les réseaux sociaux car c’est des choses que je fais déjà pour mon blog et que j’aime faire surtout.

 

Fin avril, j’ai commencé un nouveau poste en animation pour la marque Lipstick Queen dont j’ai parlé sur le blog aussi car c’est les tout débuts de la marque en France, elle est vendu depuis un mois à peine au Sephora Champs Elysées. Les horaires sont compatibles avec un maintien de mes activités en free lance et surtout j’aime bien le concept de la marque qui se spécialise donc dans les rouges à lèvres, et j’aime aussi le challenge du lancement.

J’en profite également pour retourner travailler dans un magasin que j’apprécie, les avis sont mitigés sur les Champs et je comprends qu’en tant que client, cela peut ne pas être l’idéal mais pour y bosser, il y a toujours du monde, tous les lancement de marques en France se font là-bas et surtout je peux maintenir mon niveau d’anglais grâce aux nombreux touristes.

Cela me permet aussi de retrouver un contact avec les clientes et voir leurs attentes et il ne se passe pas une journée sans qu’on me demande ou sont les marques Anastasia Beverly Hills, Kat Von D et même Huda Beauty qui pour celles qui ne voient pas de quoi je parle et une ligne de maquillage créé par une youtubeuse du même nom, extrêmement influente sur Instagram qui réside à Dubaï et qui propose des faux-cils et produits lèvres (au cas ou, aucune de ces marques n’est encore commercialisées en France).

Toujours intéressant de voir ou en sont les tendances et pour les lèvres, c’est flagrant, elles veulent toutes des rouges à lèvres liquides mats (on me demande aussi très souvent ou sont les produits Kylie Jenner) et des teintes marrons. Il y a encore 4 ans en arrière, c’était l’obsession sur les repulpeurs de lèvres, ça ne semble intéresser plus grand monde.

Je travaille donc pour Lipstick Queen mais ma parole reste libre et je prépare un prochain article sur la marque, sachez que ce n’est absolument pas une commande de mes employeurs et que je, justement, tant qu’à faire, je choisis de travailler pour des marques que j’apprécie. Par le passé, j’ai bossé pour Smashbox, Urban Decay ou encore Givenchy ou Lancôme, cela me permet d’être formée à fond sur les produits et surtout c’est des marques que j’aimais déjà. Mon activité de maquilleuse/animatrice pour des marques est très complémentaire de mon blog car cela me permet de tester les produits et d’avoir des informations de première main.

 

J’espère que cette mise à jour sur mon activité professionnelle vous aura intéressé, elle me semblait cohérente avec le reste du contenu de mon blog. Je vous tiendrai bien sûr informée quand d’autres évolutions ou évènements dans ma vies professionnelles auront lieu.

1er projet de 2016, le Nikon Film Festival

Je pense...donc j'appuie. Nikon film festival

 

Oui, je ne passe pas mes journées à essayer des produits cométiques pour le blog, il m’arrive aussi de travailler!! Comme la plupart d’entre vous le savent, je suis maquilleuse sur Paris et je travaille principalement en free lance lorsque je suis demandée en studio photo ou pour des tournages et en intérim pour les marques de maquillage.

Fin décembre, j’ai bossé sur le court-métrage qui nous intéresse aujourd’hui, « Je suis…donc j’appuie » de Oliver Dote Doevi pour le Nikon Film Festival.  Voici le lien vers le film, c’est très court, n’hésitez pas à jeter un œil et voter si le cœur vous en dit, c’est très rapide!!

Je suis…donc j’appuie

 

Car le Nikon Film Festival a lieu tous les ans et c’est un concours de court-métrage uniquement en moins de 140 secondes. Chaque année, il y  un thème, pour la 6ème édition, c’est le geste. Chaque titre de film doit commencer par « je suis… », au réalisateur de compléter. On peut voter en ligne jusu’au 15 février 2016 car comme vous l’aurez compris, la première partie du concours dépend de ces votes. Le festival sélectionne ensuite 50 films qui seront présentés au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand qui a lieu du 5 au 13 février 2016. 5 prix seront remis au total lors d’une cérémonie avant fin mars 2016 parmi lesquels le prix du public qui récompensera le film ayant reçu le plus de votes.

Voila en gros pour l’organisation du festival! Pour ce qui est du film en lui même, cela représente 4 jours de tournage dans Paris, et une post-prod extrêmement rapide puisque le film  été tourné juste avant Noël et mis en ligne hier, mercredi 7 janvier, sur le site du festival.

 

Le tournage en lui-même  nécessité pour ma part un peu plus de travail que d’habitude car il n’y avait pas que 2 ou 3 maquillages naturels à faire le matin puis des retouches en journée, comme c’est très souvent le cas, c’est un peu pour ça que je me contente de clips et court-métrages en général car le maquillage en lui-même est rarement très folichon. La particularité du film étant qu’il fallait reproduire quelques scènes de films cultes en plus de l’histoire servant de film conducteur.

En gros, le personnage principal regarde beaucoup la télé et au lieu d’intégrer les scènes de film originales (ce qui couterait un fric fou en droits d’auteur), on les a toutes recrées! Je vous montre en images et je détaille ensuite!

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

De gauche à droite et de haut en bas

Citizen Kane d’Orson Wells (1941), scène d’intro du film « Rosebud ».

Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner (1989), la mythique scène du restaurant.

Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), la scène ou Alex boit du « lait ».

American Beauty de Sam Mendes (1999), la scène du fantasme.

Ring de Hideo Nakata (1998), une des nombreuses scènes qui font peur!

La dame de Shanghai d’Orson Wells (1947), la scène des miroirs.

 

J’ai eu plein de choses différentes à faire, pour Orange mécanique, j’ai du combiner de franges de faux-cils(photo du haut, on voit que j’ai utilisé la marque Eyelure qui est top!) pour réussir à faire la totalité du ras d cils inférieur du comédien et les appliquer à l’envers! American Beauty a évidemment était très fun à faire, d’abord les cheveux que j’ai ondulé à l’aide d’un fer à lisser et le maquillage qui dans le film  l’air très nude en dehors des lèvres rouge mis qui bien sûr ne l’est pas du tout! Pour la dame de Shanghai, on ne le voit pas dans le plan qui a été choisi mais j’vais réalisé un maquillage année 40 sur la comédienne (on le voit un peu dans l première photo en haut de l’article). Et pour la scène de Citizen Kane, même si c’est un plan serré sur les lèvres du comédien, j’ai vieilli  sa moustache à l’aide d’un fard gras blanc.

Il y avait aussi la partie ou le film raconte une histoire, comme je l’ai dit le héro, William,  regarde beaucoup la télé et on le voit évoluer ainsi que son frère Gustave et sa copine Lucie au fur et à mesure des années à travers son rapport à la télé et donc la télécommande qui inspire le titre du film « j’appuie »

Pour eux, les maquillages ont été naturels bien sûr mais avec un peu de vieillissement de temps en temps et aussi un peu cernes ajoutés ici et là ce qui est assez marrant à faire puisque que c’est l’opposé exacte de ce qu’on me demande de faire habituellement.

 

je suis...donc j'appuie de Olivier Doet Doevi. Nikon film festival

 

Les images sont un peu floues, ce sont des captures d’écran, mais vous pouvez voir ainsi que c’était un tournage assez cool pour les comédiens, ils étaient affalés sur un canapé la plupart du temps! Et pet détail que j’ai oublié de précisé, le réalisateur est aussi le personnage principal du film. Mais tout ça, vous le saurez si vous allez voir le court-métrage sur le lien que j’ai mis plus haut et vous aurez aussi la distribution complète et tous les gens derrière la caméra. Je vous tiens bien sûr au courant de la suite des évènements pour ce film!